Le cancer de l’anus représente 2000 cas par an en France et est représenté au 2/3 par des femmes de plus de 50 ans. Le principal facteur de risque de cancer de l’anus est l’infection chronique par des papillomavirus à haut risque (16 et 18 notamment).
Les patients vivant avec le VIH sont également une population à fort risque de cancer de l’anus. Il existe un dépistage des lésions précancéreuse par frottis +/- anuscopie haute résolution recommandé chez les populations à très haut risque de cancer de l’anus (essentiellement les patients vivant avec le VIH).
La vaccination contre les HPV est recommandée en France pour les filles (depuis 2007) et les garçons (depuis le 1er janvier 2021) âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses à 6 mois d’intervalle. Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 26 ans révolus selon un schéma à 3 doses (à 0, 2 et 6 mois).
Le diagnostic de cancer de l’anus est clinique et doit être confirmé par une biopsie puis completé par un bilan d’extension.
Afin de proposer le meilleur traitement, les dossiers sont systématiquement discutés en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) comprenant une équipe médicale d’au moins 3 spécialistes de la pathologie cancéreuse : chirurgien digestif, oncologue médicaux, radiothérapeute, gastro-entérologue, anatomopathologiste et radiologue.
A l’issu de cette RCP une proposition thérapeutique est établie et se base : sur les référentiels régionaux de pratique si le cas présenté relève d’un traitement standard sur une concertation entre les différents spécialistes lorsque plusieurs options thérapeutiques sont envisageables.