L’examen proctologique – Questions / Réponses

Comment va se dérouler ma consultation de proctologie ?

Le but

Examiner votre périnée, votre anus et éventuellement votre rectum.

Cet examen est différent de la coloscopie qui consiste à remonter une caméra plus loin dans l’intestin pour explorer tout le colon.

Quelle préparation est nécessaire ?

L’examen ne nécessite pas de préparation préalable, ni de jeûne. Sauf indication de votre médecin ne faites pas de lavement rectal au préalable.

Comment se déroule l’examen ?

L’examen proctologique est rapide et généralement indolore.

Il est précédé d’un entretien avec le médecin à qui vous raconterez les motifs de votre visite et qui vous posera ensuite quelques questions. Il recherchera des douleurs, un saignement, des écoulements, une tuméfaction, des troubles du transit intestinal et se renseignera sur vos antécédents personnels et familiaux. Après vous être dévêtu (« le bas » suffit), vous monterez sur une table d’examen.

L’examen proctologique se pratique en position genu pectorale (sur les genoux et sur les coudes), il s’agit de la position permettant un examen de la meilleure qualité possible.

Le médecin, les mains gantées, commencera par examiner l’anus de l’extérieur.

Le deuxième temps de l’examen est la palpation du bord de l’anus et de l’intérieur par un toucher rectal. (à la recherche d’une zone douloureuse tuméfiée ou indurée). En cas de douleurs cette étape n’a pas lieu. L’examen proctologique ne doit pas être douloureux.

L’étape suivante est l’anuscopie pratiquée avec un spéculum pour anus.

N’hésitez pas à poser toutes vos questions au médecin lors de la consultation.

Comment se préparer à mon intervention ?

La Société Nationale Française de Colo-Proctologie (SNFCP) met à votre disposition un guide pour les patients opérés de l’anus.

Comment la douleur post opératoire est-elle prise en charge ?

La douleur post opératoire est particulièrement redoutée par les patients. Elle peut être modérée (après des chirurgies mini invasives par Laser ou radiofréquence par exemple ou plus vive comme après une hémorroïdectomie). Elle est le plus souvent due à une réaction inflammatoire normale sur les sites opératoires, et peut durer jusqu’à 15 jours. La prise en charge de la douleur commence avant l’opération par la réalisation d’un anesthésie loco régionale appelée bloc pudendal, qui va agir pendant les 12 premières heures post opératoire et permettre un réveil sans douleurs vives. Puis des traitements antalgiques de palier I et II vous seront prescrits pour les premiers jours post opératoires. La régulation du transit et un nettoyage régulier des plaies participera à un meilleur contrôle de la douleur. Pour toute question votre médecin référent se tient à votre disposition pour y répondre le plus précisément possible.

Comment se préparer pour la coloscopie ?

Le côlon doit être parfaitement propre, pour permettre un examen précis et réaliser les gestes thérapeutiques utiles. Pour cela, vous devez effectuer une préparation soigneuse de votre intestin avant l’examen.

  • Un régime sans résidus sera à réaliser pendant 1 à 3 jours précédant l’examen.
  • La veille de l’examen, une préparation doit être prise. Elle consiste en la prise en un temps limité d’une grande quantité de boisson mélangée à un produit laxatif non agressif (en général 2 litres la veille au soir, 1 à 2 litres le matin de l’examen). Il faudra suivre les instructions qui vous seront données pour cette préparation. Aucun repas ne doit être absorbé durant les 6 heures précédant l’examen.
  • Il est nécessaire de ne pas fumer (la cigarette augmente la sécrétion gastrique ce qui peut compliquer l’anesthésie).

Malgré des consignes bien suivies, la préparation peut parfois s’avérer insuffisante et faire renoncer la poursuite de l’examen. Celui-ci pourra alors être reprogrammé ou complété par un examen radiologique. N’oubliez pas de fournir au médecin toute information concernant votre histoire médicale et les médicaments que vous prenez habituellement.

Comment va se dérouler votre coloscopie ?

L’examen s’effectue sous anesthésie générale au bloc opératoire. Au préalable (au minimum 48h avant le geste) une consultation d’anesthésie est indispensable.

Il nécessite une hospitalisation de jour en ambulatoire sur la demi-journée.

L’examen utilise un appareil souple appelé endoscope qui sera introduit par l’anus et monté progressivement dans le rectum puis le colon sous contrôle de la vue (images visualisées en direct sur écran).

Une infirmière est également présente pour assister le médecin de même qu’un médecin anesthésiste.

Pendant l’examen, de l’air sera insufflé pour déplisser les parois. Une sensation de ballonnement et la nécessite d’éliminer des gaz pourront être ressenties après l’examen.

Entre chaque patient et suivant la réglementation en vigueur, l’endoscope est désinfecté et les accessoires utilisés sont, soit détruits comme les pinces à biopsie ou les aiguilles (matériel à usage unique), soit stérilisés. Ces procédures font référence pour prévenir d’éventuelles transmissions d’infections.

L’examen dure de 15 à 30 min selon la difficulté et les gestes effectués.

La durée du séjour en hôpital de jour est en moyenne de 4 à 6 heures.

La conduite d’un véhicule est impossible au décours du geste de même qu’une activité professionnelle le jour même.

Comment enlève-t-on les polypes durant la coloscopie ?

Les polypes ont souvent la forme de champignons. Certains peuvent se transformer en cancer. Lorsque leur taille et leur implantation sur la paroi intestinale le permettent, les polypes peuvent être enlevés pendant la coloscopie. On utilise le plus souvent un bistouri électrique, qui permet de les sectionner et de les coaguler.

Dans certains cas, les polypes ressemblent plus à un tapis : on peut alors les sectionner, après les avoir soulevés, en injectant du liquide stérile sous leur base d’implantation, ou les détruire avec une coagulation au plasma Argon. Parfois, il sera nécessaire de faire une nouvelle coloscopie pour compléter le traitement ou de vous proposer un autre moyen d’enlever les polypes (chirurgie…).